Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
UNE MINUTE... POUR REFLECHIR....

ARTICLES SUR LA BIBLE, LA LITURGIE, LA VIE DE L'EGLISE ET BIEN D'AUTRES CHOSE ENCORE.... http://amzn.to/2AlTFG

Publicité

Instrumentum laboris : Les jeunes, la foi, le discernement vocationnel (65)

Instrumentum Laboris. Les Jeunes, la Foi et le Discernement Vocationnel

 

Chapitre V

À l’écoute des jeunes

 

 

IIème Partie

Interpréter :

Foi et discernement vocationnel

 

 

 Chapitre III

Le dynamisme du discernement vocationnel

 

 

Reconnaître, interpréter, choisir

 

112.  Comme nous l’avons vu, pour l’Église la possibilité du discernement s’appuie sur une conviction de foi : l’Esprit de Dieu agit dans l’intimité – dans le « cœur », dit la Bible ; dans la « conscience », selon la tradition théologique – de chaque personne, indépendamment du fait qu’elle professe ou non explicitement la foi chrétienne, à travers la médiation de sentiments et désirs suscités par ce qui se passe dans la vie de la personne et qui génère des idées, des images et des projets. C’est précisément de cette attention aux mouvements intérieurs que viennent les trois « passages » que le Pape François indique en EG 51 et que le DP reprend : reconnaître, interpréter, choisir.

 

113. Reconnaître signifie « donner un nom » à la grande quantité d’émotions, de désirs et de sentiments qui habitent en chacun. Ils jouent un rôle fondamental et ne doivent être ni occultés ni mis en sommeil. Le Pape l’a rappelé : « Il est important de tout ouvrir, de ne pas truquer les sentiments, de ne pas mimétiser les sentiments. Que les pensées qui nous viennent soient [présentées] au discernement ! » (Réunion Pré-synodale, réponse à la question n° 2). Un parcours de discernement vocationnel exige donc de prêter attention à ce qui ressort des diverses expériences (famille, études, travail, amitiés et rapports de couple, volontariat et autres engagements, etc.) que la personne fait, toujours plus souvent, aujourd’hui, à travers des itinéraires non linéaires et non progressifs, qui passent inévitablement par des réussites et des échecs: où un jeune se sent-il chez lui ? Où trouve-t-il un « goût » plus intense ? Mais cela n'est pas suffisant, parce que le vécu est ambigu et on peut en donner des interprétations différentes : quelle est l’origine de ce désir ? Est-ce qu’il mène à « la joie de l’amour » ? À partir de ce travail d’interprétation, il devient possible d’opérer un choix qui ne soit pas seulement le fruit des pulsions intérieures ou des pressions sociales extérieures, mais un réel exercice de liberté et de responsabilité.

 

114.  En tant qu’acte de la liberté humaine, le discernement est exposé au risque d’erreur. Comme le rappelait le DP, « le cœur humain, par voie de sa fragilité et du péché, se présente d’ordinaire divisé en raison de sollicitations diverses et, parfois même, opposées » (DP II, 4). Il est en effet indispensable que la personne qui discerne continue à former son affectivité, son intelligence, son style de vie.

 

115. Pour qui l’accueille et s’en inspire, la sagesse chrétienne offre des instruments précieux parmi lesquels l’école de la Parole, l’enseignement de l’Église, l’accompagnement spirituel ; ils représentent tous des moyens pour aider à se confronter à la norme vivante, Jésus, pour le connaître intimement et parvenir à « avoir un cœur comme Lui ». Un authentique parcours de discernement exige donc une attitude d’écoute et de prière, ainsi que la docilité envers un maître et la disponibilité à assumer une décision qui coûte. Les jeunes de la Réunion Pré-synodale en parlent eux aussi : « Prendre des temps de silence, d’introspection et de prière, lire les Écritures et approfondir la connaissance de soi sont des opportunités que très peu de jeunes saisissent. Il faudrait faire plus de place à ces propositions. L’engagement dans des groupes sur les questions de foi, des mouvements, des communautés dont on partage les valeurs, peut aussi aider les jeunes dans leur discernement» (RP 9). Dans cette direction, l’exercice que la tradition chrétienne appelle « examen de conscience » est fondamental. Il a précisément pour but de rendre la personne attentive aux signes de la présence de Dieu et capable de reconnaître sa voix dans le concret de la vie quotidienne. C’est pourquoi le Pape François le propose à nouveau aujourd’hui à tous les chrétiens, à plus forte raison aux jeunes qui cherchent leur voie : « Je demande à tous les chrétiens de faire chaque jour, en dialogue avec le Seigneur qui nous aime, un sincère “examen de conscience” » (GE 169). Dans le cadre de ce dialogue avec le Christ chemin, vérité et vie, il peut advenir ce qui est souhaité pour les jeunes par un DV : « Une formation de leur affectivité, qui les aide à se lier davantage au bien et à la vérité qu’à leur confort et à leurs intérêts. »

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article