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Instrumentum laboris : Les jeunes, la foi, le discernement vocationnel (66)

Instrumentum Laboris. Les Jeunes, la Foi et le Discernement Vocationnel

 

Chapitre V

À l’écoute des jeunes

 

 

Ième Partie

Interpréter :

Foi et discernement vocationnel

 

 Chapitre III

Le dynamisme du discernement vocationnel

 

 

Le rôle de la conscience

 

116.  Pour discerner, le rôle de la conscience est donc central. Comme le rappelle un DV, « s’il doit y avoir formation (et il le faut !), elle ne peut se configurer que comme une éducation à la liberté et à la conscience». Tandis que le Pape François souligne que la conscience « doit être mieux prise en compte par la praxis de l’Église » (AL 303), les réponses des CE montrent que souvent, dans les faits, on a du mal à lui faire place. Le rôle de la conscience ne se réduit pas à la reconnaissance de son erreur ou de son péché : grâce à la perception de ses limites personnelles ou de sa situation, et de toutes les difficultés à s’orienter, la conscience nous aide à reconnaître le don que nous pouvons offrir, et la contribution que nous pouvons apporter, même si cela peut ne pas être à la hauteur de nos idéaux.

 

117.  La conscience, comme le rappelle le Concile Vatican II, est « le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre » (GS 16). À partir d’une telle perspective de foi, il est clair que l’exercice de la conscience représente une valeur anthropologique universelle : elle interpelle chaque homme et chaque femme, et non uniquement les croyants, ainsi tous sont tenus de lui répondre. Chaque personne, grâce à l’expérience d’être aimée dans sa singularité, à l’intérieur du réseau de relations sociales qui soutiennent sa vie, découvre et reçoit l’appel à aimer, qui interpelle sa conscience comme une exigence impérative, et devient sa règle. Cette valorisation de la conscience s’enracine dans la contemplation de la manière d’agir du Seigneur : c’est dans sa propre conscience que Jésus, en dialogue intime avec le Père, prend ses décisions, même les plus dures et déchirantes, comme celle du Jardin des Oliviers. C’est lui la vraie norme de tout agir chrétien et de toute vocation particulière.

 

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