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ARTICLES SUR LA BIBLE, LA LITURGIE, LA VIE DE L'EGLISE ET BIEN D'AUTRES CHOSE ENCORE.... http://amzn.to/2AlTFG

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LES MIRACLES

LES MIRACLES

~~MIRACLES DANS LA BIBLE

Définition de "miracle" Le mot "miracle" vient du latin mirari : s'étonner. Il s'agit donc d'un événement qui provoque la stupéfaction parce qu'il échappe au cours normal des choses. Ce terme, traduction courante depuis le latin, est inconnu des évangiles qui parlent "d'actes de puissance ». D'ailleurs le mot est toujours utilisé associé au mot "signe" : "les signes et les prodiges" (au sens d'actes de puissance). Quant à Jésus, il ne connaît que le mot "signe" qui invite à dépasser la matérialité du fait pour fixer l'attention sur sa signification.

Le miracle, du point de vue des croyants, est un signe de Dieu revêtu d'un prodige matériel, tangible, comme une guérison miraculeuse, des stigmates, etc. Il s'agit d'un prodige dont aucune explication naturelle ne peut rendre compte comme une guérison miraculeuse, des stigmates, etc. Aucune science « pure » ni aucune science « humaine » ne peut en rendre compte, et si on reste dans le domaine de la foi, on peut parler de miracle.

L'Église est réticente à reconnaître un miracle ?

L'Eglise est très prudente, pour deux raisons : elle ne fait pas du miracle une preuve de sainteté, elle ne prend en compte dans le procès de canonisation que les miracles qui se produisent après la mort du saint, pas de son vivant. Il existe en effet depuis très longtemps toutes sortes de supercheries, statues qui pleurent et autres, toutes sortes de procédés chimiques pour faire croire à ces choses... L'autre raison, c'est qu'elle est en dialogue depuis longtemps avec le monde des sciences. Dans ce domaine des miracles notamment, elle tient compte des progrès de la médecine en particulier et des sciences en général. Quel est le plus grand miracle, pour l'Église ? La résurrection du Christ.

MIRACLES AUJOURD’HUI ?

Pour qu'une guérison soit reconnue comme miracle par l'Église catholique romaine il faut qu'un groupe de médecins indépendants la déclare être complète, durable et « inexplicable dans l'état actuel des connaissances médicales ». Ces miracles sont attribués à Marie (mère de Jésus), et ont contribué à faire des sanctuaires Notre-Dame de Lourdes un important centre de pèlerinage.

Les guérisons miraculeuses reconnues par l'Église catholique

De très nombreuses personnes affirment avoir été guéries à Lourdes. En 1884, l'Église catholique a mis en place une structure (le bureau des constatations médicales) pour examiner les déclarations et, parfois, authentifier les miracles. Le processus d'authentification passe par trois grandes étapes : examen par le bureau médical de Lourdes (ancien bureau des Constatations), transfert au bureau médical international (comité médical international de Lourdes fondé en 1925), investigation par le diocèse d'origine de la personne guérie. Le diocèse d'origine de la personne guérie statue sur l'état de miracle, par l'intermédiaire de la commission diocésaine.

Le sens à donner à la guérison est alors le guide principal de l'évêque concerné (il doit s'agir d'un « signe de Dieu » et non d'une simple guérison). La bénédiction solennelle par les prêtres et les évêques est un des rites les plus attendus par les pèlerins. Certains malades auraient guéri à ce moment précis, d'autres en buvant de l'eau de la source, en priant à la grotte ou, le plus souvent, après s'être baignés dans la piscine. Examen scientifique Seules les deux premières étapes ont un caractère véritablement scientifique (la dernière étape est essentiellement de nature religieuse) et mènent à une éventuelle déclaration du bureau sur le caractère non explicable scientifiquement au moment de la guérison.

À cette étape, les médecins invités à s'exprimer ne se limitent pas aux seuls médecins catholiques. Tout médecin présent peut tenter de proposer une explication naturelle à la guérison. Les critères de base examinés par le bureau médical sont les suivants : la maladie doit avoir été elle-même authentifiée et le diagnostic confirmé préalablement à la supposée guérison ; le pronostic doit être totalement clair pour les médecins (y compris quand il s'agit de lésions à caractère permanent ou d'un pronostic de décès); la guérison doit être complète, immédiate, sans convalescence, définitive et sans rechute ; aucun des traitements ne peut être considéré comme la cause de la guérison, ni y avoir contribué. 60 Guérisons de Lourdes reconnues par l’Église

Comment l'Eglise reconnaît les miracles de Lourdes?

Le Comité médical international de Lourdes est la dernière instance médicale consultative avant la transmission à l'évêque. Ce n'est pas au Bureau médical des sanctuaires de Lourdes de se prononcer sur les miracles. Son rôle est uniquement d'authentifier les guérisons, de garantir qu'il y a bien eu passage d'un état pathologique avéré à un état de santé durable". Seule l'Église, en la personne de l'évêque du diocèse où réside la personne guérie à qui l'on transmet le dossier, déclare qu'il y a miracle. Des dossiers ouverts peuvent aboutir à la qualification de "guérison inexpliquée".

Le Bureau médical travaille, en effet, sur les dossiers pendant un minimum de cinq ans et jusqu'à quinze années après la guérison. Et ce parce qu'on ne peut parler de guérison d'une maladie grave avant un délai de cinq ans. C'est le Magistère qui reconnaît une intervention de Dieu dans la guérison Dès lors qu'on leur présente un dossier de guérison complet, les autorités ecclésiastiques ne sont pas opposées à une reconnaissance de miracle. Mais cela ne signifie pas que le Bureau médical apporte la preuve de la guérison. "Nous disons que la guérison observée est tout à fait inattendue par rapport aux prévisions médicales habituelles » Et puis, c'est à partir de la parole du malade guéri que le Magistère de l'Église catholique prend ses responsabilités. C'est bien lui, au départ, qui voit une intervention de Dieu dans cet événement et qui donne sens à la guérison, dans un contexte de foi. Enfin, le Bureau médical reçoit de plus en plus de témoignages de guérisons intérieures. La difficulté, c'est que ces guérisons ne peuvent être médiatisées. "Si bien que les guérisons corporelles, les seules constatables, deviennent justement dans notre monde pathogène, signes de ces guérisons invisibles, beaucoup plus nombreuses et, finalement, beaucoup plus importantes

LES MIRACLES DE LOURDES SONT-ILS EXPLICABLES PAR LA SCIENCE ?

Que la science cherche, c’est sa raison d’être et sa noblesse. Mais elle se grandit quand elle reconnaît qu’elle n’a pas trouvé. . À Lourdes la Vierge Marie n’a jamais parlé de guérison. Pourtant les guérisons ont commencé à se produire dès que la source a été découverte. Elles ont été immédiatement enregistrées par un médecin. Elles ont été examinées par une commission, puis par un expert. Sept, finalement, ont été retenues comme « miraculeuses » et sont l’un des arguments qui ont amené l’évêque local à déclarer les apparitions « authentiques. » Lourdes est aujourd'hui identifiée aux miracles « Allez boire à la fontaine et vous y laver », dit la Vierge : c’est une invitation à la pénitence.

Bernadette s’est toujours située très en retrait sur cette question des miracles. Elle-même n’a jamais guéri de son asthme. Elle est devenue infirmière et ne soignait pas à l’eau de Lourdes. Elle disait de cette eau qu’elle ne servait à rien sans la foi et la prière. .En déclarant une guérison « miraculeuse », l’Église donne une indication, qui n’engage pas la foi. Elle s’appuie sur une expertise médicale : cette guérison est-elle explicable, actuellement, par la « science » ? Mais la déclaration de l’Église déborde l’expertise médicale : cette guérison a-t-elle porté des fruits spirituels dans la vie de la personne concernée ? L’expertise médicale doit répondre à un certain nombre de critères qui ont été fixés au XVIIIe siècle pour l’examen des guérisons miraculeuses, nécessaires pour les béatifications et les canonisations.

Les critères traditionnels de la guérison qui rendent possible la proclamation ultérieure d'un miracle Pour qu’une guérison puisse être reconnue, ultérieurement, comme miracle, il faut d’abord que la médecine vérifie les points suivants : le diagnostic était certain la chance de guérison, nulle aucune « médecine » n’a été administrée ; la guérison a été instantanée ou quasi-instantanée ; il n’y a eu ni séquelle, ni convalescence la guérison est définitive. Sans connaître ces critères qui servaient à Rome pour les causes des saints, les docteurs Dozous et Vergez les ont instinctivement appliqués aux cas qu’ils avaient à juger.

De fait, la médecine a bien changé depuis cette époque et l’analyse médicale des cas également. Ces critères posent aujourd’hui question même s’ils sont un garde-fou utile contre le risque d’une inflation des miracles. Un médecin d’aujourd’hui ne dira plus qu’une guérison est à jamais inexplicable. Il peut seulement dire qu’elle est inexpliquée dans l’état actuel des connaissances médicales. Les chrétiens voient dans ces guérisons inexpliquées des signes avant-coureurs de la résurrection et se réjouissent quand ils voient la médecine guérir de nouvelles maladies.

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